Cette app explose

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

-81% en bourse, Mbappé qui part chez la concurrence et une tendance outdoor ratée… Le bateau Nike prend l’eau de toute part.

Le focus de la semaine vous permettra de comprendre pourquoi l’empire Nike a besoin d’un second souffle.

Et à l’inverse, dans la pépite, vous retrouverez une entreprise américaine à la croissance folle qui mérite vraiment le coup d’oeil (à condition d’avoir le coeur bien accroché).

Lucas

Au programme cette semaine :

  1. Patience dans le suivi des marchés

  2. La chute de Nike dans le focus

  3. Robinhood dans la pépite

SUIVI DES MARCHÉS

Ils retiennent leur souffle

Données au 12 octobre CNN, Alternative me, Yahoo Finance

En résumé : Après une courte respiration la semaine dernière, les taux français repartent à la hausse ce lundi. Le CAC 40 a rebondit sur un niveau clé, et Wall Street reste tout près de ses records. Mais avec un baril de pétrole à 109$, tous les regards sont tournés vers l’inflation américaine de mercredi.

Les faits :

  • Après son point bas depuis 7 mois, le CAC 40 a rebondit jeudi sur un support oblique qui l’avait soutenu déjà 4x depuis novembre 2024. Les indices américains ont quant à eux fini la semaine près de leurs records (comme d’hab’ on a envie de dire).

  • Le taux français à 10 ans repart à la hausse vers les 4,88%. La tendance de fond n’a pas changé et le coût pour se protéger d’un potentiel défaut de paiement de la France a explosé.

  • La saison des résultats est lancée, avec LVMH hier soir (qui a publié une croissance de +1.2%, en-dessous des attentes), ASML et TSMC ainsi que les banques américaines cette semaine. Les actions américaines et les valeurs de l’IA devront confirmer leurs excellents résultats du premier semestre.

Ce qu’il faut retenir : À court terme, les marchés peuvent tenir jusqu’à mercredi, avec Wall Street solide et le Bitcoin et l’or calmes. Mais avec un pétrole à 109$ et des taux à ce niveau, l’inflation américaine sera scrutée de très près et pourrait faire pencher la balance. Pour le moment, les investisseurs retiennent leur souffle.

Lucas

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LE FOCUS

Nike creuse encore

Le 1er octobre, Nike a publié un bénéfice supérieur aux attentes. Pourtant, le lendemain, l'action a perdu 3,6%, à 33 dollars.

Résultat, elle touche son plus bas niveau depuis plus de douze ans. Depuis son record de 2021, l’action a perdu près de 80%.

Des profits qui rassurent… et des ventes qui inquiètent

Le bénéfice par action du dernier trimestre a atteint les 0,48 dollar, c’est plus que prévu par les analystes. Mais il vient surtout de la baisse des coûts, pas de la hausse des ventes.

Les ventes reculent de 4%, en-dessous des attentes. Et Nike prévoit environ 8% de baisse sur l'année, avec un bénéfice annuel sous toutes les prévisions des analystes.

Les erreurs d'hier coûtent encore cher

Sous l'ancien patron, Nike a voulu vendre directement aux clients, via son site, son appli et ses magasins. Du coup, il a mis ses distributeurs de côté, et Hoka, On, New Balance et Adidas ont récupéré les rayons laissés vides.

Aujourd'hui, son nouveau patron, Elliott Hill, fait marche arrière. Les ventes aux distributeurs repartent en Amérique du Nord (+9%), mais l'addition reste lourde : 372 millions de dollars de ventes en moins en un an, selon Zonebourse.

Et les modèles historiques de sneakers, comme les Air Force 1, Air Jordan 1 ou encore les Dunk, s'essoufflent. Alors Nike en a retiré environ un milliard de dollars du marché, pour revenir à des prix pleins plutôt que de brader. C'est sain à moyen terme, mais ça pèse tout de suite sur les chiffres.

La Chine freine, et le plan d'économies arrive tard

Du coté géographique, ce sont les ventes en Chine qui baissent depuis huit trimestres, avec une chute de 22% sur ce trimestre. Le pays ne pèse plus que 10,5% des ventes du groupe, contre 12,9% un an plus tôt. Et le directeur financier prévient : les prévisions supposent une Chine encore plus dégradée.

Même les économies ne suffiront pas. Nike a présenté « Pace », un plan censé économiser environ 2,5 milliards de dollars d'ici 2031. Mais l'essentiel des gains tombera en 2029 et 2030. Autant dire, qu’il ne soutiendra pas les résultats de 2027.

Ce qu'il faut retenir 

Bien sûr, Nike garde de vrais atouts, avec des catégories de performance (running, basket) qui progressent.

Mais à court terme, aucun déclencheur positif ne semble permettre à Nike de sortir la tête de l’eau : la Chine et les modèles historiques continuent leur lente agonie.

La concurrence est très forte et Nike n’est plus la marque “tendance” du sport. Elle est loin derrière les nouveaux géants comme On, Hoka, Alo, Salomon...

À moyen terme, si le nouveau patron réussit son pari, la marque reste assez forte pour revenir et les bonnes nouvelles pourront faire rebondir l’action. Mais les investisseurs sont impatients.

Vincent Barret

LA PÉPITE

Robinhood : l’app qui encaisse

Source : Tradingview, données journalières

En résumé : Robinhood c’est l’application d’investissement préférée des jeunes américains. Au deuxième trimestre, ses revenus ont atteint un record de 1,31 milliard de dollars (+32%), alors que ses revenus crypto reculaient de 38%. Pourtant, l'action reste environ 30% sous son record d'octobre 2025.

Les faits :

  • Un groupe qui se diversifie. Les cryptos pèsent moins de 8% des revenus : options, actions et paris sur des événements ont pris le relais.

  • L'argent continue d'arriver. 21,7 milliards de dollars ont été déposés sur Robinhood le trimestre dernier. L’application compte maintenant 28,4 millions de clients et 4,8 millions d'abonnés payants (+39%).

  • Un transfert de richesse géant. Aux États-Unis, 124 000 milliards de dollars seront transmis d'ici 2048 aux nouvelles générations. Et forcément, Robinhood étant l’application préférée des plus jeunes, elle en profitera directement.

Ce qu'il faut retenir : Sur le long terme, l’action est solide : l’entreprise est rentable, diversifiée, elle attire les nouveaux investisseurs, et profitera du rebond des cryptos. Mais elle amplifie les marchés : quand ils bougent de 1%, elle bouge en moyenne de 2,35%, à la hausse comme à la baisse.

Bref, c’est une pépite mais il faut avoir le coeur bien accroché.

Lucas

Disclaimer : Ceci n'est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.

LE QUIZ

Le savez-vous ?

Vous placez 10 000 € à 7 % par an, sans toucher à rien. En combien de temps votre argent double-t-il environ ?

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Réponse de la semaine dernière : La question était : sur les 13 dernières années, combien de fois le Bitcoin a-t-il terminé en hausse au mois d'octobre ? La bonne réponse était 10 fois. Vous étiez 60% à avoir trouvé. Depuis 2013, octobre se termine en hausse dans 10 cas sur 13, avec un gain moyen d'environ 18%. Mais ce n'est pas une garantie : en 2014, le Bitcoin avait perdu 13% sur le mois.

LE CONCEPT

C'est quoi un coupon ?

Pourquoi c'est important ? On vous répète depuis des semaines que la France emprunte à près de 5%. Derrière cette phrase, il y a un mot que vous croiserez dès que vous toucherez aux obligations : le coupon. Le comprendre, c'est comprendre pourquoi des taux qui montent font baisser la valeur des obligations.

En clair :

  • Une obligation, c'est un prêt. Vous prêtez 1 000 € à l'État pour 10 ans. Il vous les rend à la fin.

  • Le coupon, c'est l'intérêt que vous touchez. À 3%, l'État vous verse 30 € chaque année. Ce montant est fixé dès le départ et ne change plus.

  • Quand les taux montent, la valeur baisse. Si un État emprunte à un nouveau taux de 5%, sa nouvelle obligation paie 50 € par an. Résultat, la valeur de votre obligation avec 3% de coupon baisse car elle devient moins attractive et rémunératrice que la nouvelle.

Ce qu'il faut retenir : Même si le coupon est rassurant, il faut bien garder en tête que la valeur de l'obligation, elle, bouge avec les taux : quand ils montent, la valeur des obligations déjà émises baissent.

Lucas

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