Ces secteurs profitent du conflit

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Bonjour,

On entre dans la troisième semaine de conflit au Moyen-Orient et sur les marchés l’écart se creuse entre les secteurs gagnants et les secteurs perdants. Mais attention au retournement.

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Lucas

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Au programme cette semaine :

  1. Les marchés sans direction claire dans le suivi des marchés

  2. Les secteurs perdants et gagnants du conflit dans le mardi éco

  3. Les 5 actus de la semaine

SUIVI DES MARCHÉS

Un marché sans direction claire

Source : Google Finance, prix arrêtés au 16 mars à 21h38

Statu quo ou presque sur les marchés depuis la semaine dernière.

Le Nasdaq et le S&P 500 évoluent tout de même sur le fil du rasoir pour le moment, proche de leur moyenne mobile à 200 jours, un niveau sous lequel un passage serait perçu comme un signal négatif.

A l’inverse, le Bitcoin poursuit son rebond de court terme pendant que l’or corrige depuis l’éclatement du conflit. Lundi, une baisse des tensions quant au détroit d’Ormuz a permis au baril de pétrole de redescendre vers les 94$.

Ce que vous devez retenir : Les marchés évoluent sans direction claire pour le moment. Les investisseurs restent prudents concernant la situation, sans céder à la panique. Avec des cours de l’énergie toujours hauts les craintes d’un retour de l’inflation ne ce sont pas estompées.

Wait and see pour le moment.

Et pour suivre les cours et les moyennes mobiles, vous pouvez utiliser xStation5, la plateforme propriĂ©taire du courtier XTB en cliquant ici.

Disclaimer : Collaboration commerciale avec XTB. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.

LE MARDI ÉCO

Qui profite du conflit ?

Kharg, l’île que Washington préfère menacer plutôt que prendre

Au cœur de la crise actuelle avec l’Iran, une petite île joue un rôle énorme : Kharg.
Située dans le nord du Golfe persique, elle gère environ 90% des exportations de pétrole brut iranien, soit jusqu’à 3 millions de barils par jour avant le conflit.​

Lors de l’opération Epic Fury, les États-Unis ont frappé les défenses de l’île… mais pas ses installations pétrolières. Ce n’est pas un oubli, c’est une stratégie : l’idée n’est pas de détruire Kharg, mais de faire planer en permanence la menace de le faire.​

Un levier, pas un trophée

Washington envoie trois messages à Téhéran.

  • Militaire : les dĂ©fenses de l’île ont Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©es, ce qui la rend beaucoup plus vulnĂ©rable Ă  de futures frappes.​

  • Économique : le pĂ©trole reprĂ©sente près de 80% des recettes d’exportation de l’Iran et environ 70% de son budget. Menacer Kharg, c’est viser directement la caisse du rĂ©gime, largement contrĂ´lĂ©e par les Gardiens de la RĂ©volution.​

  • Psychologique : les États-Unis montrent qu’ils peuvent, Ă  tout moment, aller un cran plus loin et couper presque totalement les revenus pĂ©troliers de l’Iran, sans l’avoir encore fait.​

C’est une stratégie de pression graduée : le “robinet” reste ouvert, mais c’est Washington qui tient la main dessus.​

Pourquoi ne pas occuper l’île, alors ? Parce que ce serait, paradoxalement, beaucoup plus risqué.
Des troupes américaines installées sur Kharg en feraient une cible permanente pour les missiles, drones et milices soutenus par l’Iran, avec un coût humain, militaire et politique énorme.​
Ce qui est aujourd’hui un levier deviendrait un fardeau à défendre en continu.

Un pari risqué sur la réaction iranienne

Toute cette stratégie repose sur un pari : que l’Iran choisisse la désescalade, par calcul économique, plutôt que l’escalade, par réflexe politique.​

Or, si Téhéran décide au contraire de répondre en attaquant davantage :

  • les routes maritimes (mer Rouge, Golfe),

  • ou les infrastructures pĂ©trolières des pays du Golfe,

on passe d’une crise “localisée” à un choc pour tout le système énergétique mondial.​

Les ordres de grandeur donnent une idée du risque :

  • Kharg, c’est environ 3 millions de barils par jour,

  • le dĂ©troit d’Ormuz, dĂ©jĂ  fermĂ©, bloque près de 20 millions de barils par jour,

  • les routes alternatives (pipelines saoudiens et Ă©miratis) ne couvrent qu’une partie de ce volume.​

Le baril de Brent est déjà monté de 70 à 120 dollars depuis les frappes. Au‑delà du prix de l’essence, cela veut dire risque de récession dans les pays importateurs, tensions militaires accrues et recomposition durable des alliances énergétiques.​

Ce que vous devez retenir : Kharg est moins une île qu’un interrupteur sur les revenus pétroliers de l’Iran. Les États-Unis l’utilisent comme outil de pression, sans aller jusqu’à la rupture totale. Cette stratégie peut fonctionner… tant que chacun réagit de manière rationnelle.

Par Vincent Barret, Macroéconomiste (s’abonner à sa newsletter ici)

Disclaimer : Ceci n’est pas du conseil en investissement personnalisé. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Il reste indispensable de faire ses propres recherches avant d’investir.

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Disclaimer : Collaboration commerciale avec Coinhouse. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.

ACTUS

Les 5 actus de la semaine

Le français Yann Le Cun a levé 1 milliard de dollars pour sa start-up IA.

Les ETF européens ont enregistré 100 milliards d’euros d’entrées sur les deux premiers mois de l’année, le meilleur début d’année depuis 20 ans.

Le fondateur d’Uber est de retour avec un nouveau projet dans la robotique, nommé Atoms.

L’indice du marché immobilier de Dubaï a chuté de 35% depuis le début du conflit.

Un soldat français est mort au Kurdistan irakien.

QUIZ DE LA SEMAINE

Le savez-vous ?

Quelle action du CAC 40 performe le mieux en 2026 ?

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La réponse de la semaine dernière : Le SBF 120 est un indice français qui regroupe les 120 plus grandes entreprises françaises, là où le CAC 40 se concentre sur 40 entreprises.

C’est la fin de cette édition, j’espère sincèrement qu’elle vous a plu.

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle édition.

D’ici là, prenez soin de vous.

Lucas Ewig, Fondateur @Finance Data - 100 000 abonnés sur les réseaux

Qu'avez-vous pensé de cette édition ?

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Disclaimer : Collaborations commerciales. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.

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