Enfin les soldes à Wall Street ?

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

La semaine dernière on vous parlait de l’action Microsoft qui a chuté de 33%, mais cette fois-ci on a décidé de regarder la partie immergée de l’iceberg et répondre à la question :

Pourquoi toutes les actions des 7 magnifiques chutent en ce moment ?

On vous dit tout dans le focus de la semaine.

Lucas

Au programme cette semaine :

  1. La rotation dans le suivi des marchés

  2. La chute des 7 magnifiques dans le focus

  3. Hermès dans la pépite de la semaine

SUIVI DES MARCHÉS

Attention ça tourne

Source : Yahoo Finance, CNN Business, Alternative.me, données au 29 juin à 20h31

En résumé : Wall Street souffle : le Nasdaq a lâché 4,6% sur la semaine, sa deuxième pire performance de 2026, tirés en bas par les géants de la tech. Un début de rotation s’opère sur les marchés : les investisseurs ont décidé de miser sur d’autres chevaux.

Les faits :

  • Les géants de la tech américaine ont souffert la semaine dernière tout comme l’indice des semiconducteurs qui perd 12% depuis lundi dernier. Wall Street prend ses bénéfices sur certains acteurs de l’IA.

  • Le pétrole poursuit sa descente et atteint les 73$, un nouveau point bas depuis le début du conflit. Alors que le détroit d'Ormuz rouvre progressivement, les investisseurs sont confiants sur la désescalade.

  • Pendant que la tech décroche, ce sont les secteurs défensifs qui en profitent à l’image du Dow Jones qui gagne +1,2% sur la semaine ou encore les actions européennes, peu touchées par la thématique IA.

Ce qu'il faut retenir : Une première rotation s’opère et les secteurs délaissés au profit de l’euphorie IA (santé, finance, industrie) en profitent pour reprendre des couleurs. La correction est saine, alors que les valorisations des géants de la tech étaient au plus haut. Maintenant, on surveillera les résultats des entreprises durant l’été pour anticiper la suite.

Lucas

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COLLABORATION COMMERCIALE AVEC CORUM L’ÉPARGNE

La nouvelle porte d’entrée pour l’immobilier

@Unsplash

Depuis 2000, le prix moyen de l'immobilier a été multiplié par 2,7x en France (source : France inflation). Pourtant, les français rêvent toujours d’investir dans l’immobilier.

Conséquence, de plus en plus de français se tournent vers une alternative plus accessible pour investir dans l’immobilier : les SCPI (exemple : la SCPI CORUM XL est accessible dès 195€ la part).

C’est quoi une SCPI ? En achetant des parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) vous pouvez investir dans l’immobilier locatif et percevoir des revenus issus des loyers sous forme de dividendes potentiels. 

Surtout, la société de gestion s’occupe de tout à votre place en contrepartie de frais de gestion : vous n’avez pas à gérer les biens, répondre aux appels des locataires ni prévoir de travaux.

Comment se lancer ? Via les SCPI de CORUM L'Épargne, vous devenez co-propriétaire de plusieurs biens immobiliers (bureaux, entrepôts, commerces…) loués à des entreprises de qualité comme Google ou Amazon.

Pour info : CORUM L'Épargne, c'est plus de 15 ans d'expérience en France, 9,6 milliards d'euros d'actifs sous gestion et des prix de parts qui n'ont jamais baissé depuis leur création.

Comment en profiter ? Jusqu'au 31 juillet, CORUM vous reverse un bonus de 3%* sur tout investissement en SCPI. Par exemple, vous aurez 300 € reversés pour 10 000 € investis.

Disclaimer : L’investissement en SCPI comporte un risque de perte en capital et de liquidité (revendre ses parts n'est pas instantané). Collaboration commerciale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. *Le bonus de 3 % est calculé avant frais de souscription (qui restent à payer jusqu’à 10 000€). Voir le règlement de l'offre.

LE FOCUS

Les 7 magnifiques décrochent

Pendant trois ans, il suffisait de “faire de l’IA” pour voir le cours de son action s'envoler en Bourse. Et durant cette période, les actions des 7 magnifiques (Amazon, Meta, Google, Nvidia, Apple, Tesla et Microsoft) ont porté tout le marché action américain.

Mais depuis quelques semaines, le vent tourne. Et ce qui se passe en coulisses est bien plus intéressant qu'un simple coup de mou.

Les Mag 7 décrochent tous en même temps

Les 7 magnifiques n’ont de magnifique que le nom depuis quelques semaines. Le constat est brutal : Microsoft a perdu -33% depuis ses sommets, Meta -31%, Tesla -24%, Nvidia -19%, Google -17%, Amazon -16%, Apple -11%.

Pour des valeurs qui ne faisaient que monter depuis des années, ce décrochage groupé - malgré un marché haussier - est un signal que quelque chose a changé dans la tête des investisseurs.

Ce n'est pas un krach, c'est une rotation

Mais l'argent ne fuit pas l'IA. Il change simplement de wagon. Pendant que les géants reculent, d'autres acteurs s'envolent. Le fabricant de puces mémoire Sandisk a pris près de +800% cette année, Micron +230%, l'indice des semi-conducteurs, +67%.

En clair, les investisseurs délaissent les boites qui dépensent pour l'IA, et se ruent sur celles qui leur vendent les pelles et les pioches de la ruée vers l’or l’IA : les puces, la mémoire, l'infrastructure. C’est une rotation : l'argent quitte un secteur pour un autre.

Pourquoi les géants inquiètent

La raison est simple : l'IA coûte une fortune. À elles seules, Google, Amazon, Microsoft et Meta vont dépenser 725 milliards de dollars cette année pour bâtir leurs centres de données, soit 77% de plus que l'an dernier. On vous alertait déjà à ce sujet en février ici même.

Le problème, c'est que leurs bénéfices ne suffisent plus à tout financer leurs investissements et c’est une première dans leur histoire. L'an dernier, trois d'entre elles ont dû emprunter 93 milliards pour suivre la cadence.

Résultat, les 7 magnifiques rachètent beaucoup moins leurs propres actions, un mécanisme qui soutenait massivement les prix à la hausse et les investisseurs commencent à se demander quand tout cet argent rapportera vraiment.

Ce qu'il faut retenir

On vous la répète souvent : c’est rarement une bonne idée d'acheter les actions les plus tendance, juste après qu'elles ont signé des gains exceptionnels. Et les 7 magnifiques n’ont pas été une exception ces derniers mois.

Pour autant, il ne faut pas s’emballer : ce n'est pas la fin des Magnificent 7. Le marché respire, tout simplement. Il cherche à savoir lesquels de ces géants seront les vrais gagnants de l'IA : qui sera capable de véritablement rentabiliser ses investissements actuels ? Et vu les sommes colossales qu'ils dépensent aujourd'hui, c'est encore trop tôt pour le dire.

Lucas Ewig

LA PÉPITE

Hermès en solde ?

Source : Tradingview, données hebdomadaires.

En résumé : On n'avait pas vu ça depuis longtemps. Hermès, la valeur la plus chère et la plus solide du luxe français, a perdu près de -45% depuis son sommet de début 2025. Elle est passée d'environ 2 957€ à 1 626€. La valorisation reste loin d'être bradée, mais elle redevient plus raisonnable. Ça mérite le coup d'œil.

Les faits :

  • Le luxe traverse une mauvaise passe. Le conflit au Moyen-Orient a fait fuir la clientèle du Golfe et la Chine ralentit. Résultat, la croissance d'Hermès est tombée à 5,6% au premier trimestre, son plus bas niveau depuis le Covid.

  • La qualité est intacte. Demande toujours supérieure à l'offre sur les sacs Birkin et Kelly, marges énormes, bilan solide. Hermès garde son pricing power, cette capacité rare à augmenter ses prix sans perdre ses clients.

  • Les analystes doutent. Malgré l’apaisement des tensions au Moyen-Orient, certains analystes s'inquiètent pour les marges. Les analystes de Kepler Cheuvreux anticipent une baisse de 1% de la marge opérationnelle au premier semestre 2026.

Ce qu'il faut retenir : Hermès n'est pas bradée et elle ne le sera probablement jamais. C'est une valeur qui se paie cher parce qu'elle le mérite. Mais après une chute de 45%, le point d'entrée redevient plus intéressant qu'il y a un an (37x les bénéfices actuellement contre 65x au sommet). Ça vaut le coup de la remettre sur sa liste de surveillance.

Lucas

Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.

LE QUIZ

Le savez-vous ?

Source : Tradingview, données journalières.

De combien SpaceX a-t-elle chuté depuis son sommet ?

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Réponse de la semaine dernière : La semaine dernière, on vous parlait de la chute de 2CRSI qui a fait l’objet d’une alerte d’une société de recherche - Grizzly Research - quant à de potentiels revenus inexistants pour 2CRSI.

LE CONCEPT

C'est quoi le rachat d'action ?

Pourquoi c'est important ? Quand une entreprise gagne de l'argent, elle a plusieurs options : investir dans sa croissance, verser un dividende, ou racheter ses propres actions. Ce troisième choix, souvent ignoré des investisseurs débutants, est pourtant l'un des moteurs les plus puissants de la Bourse.

En clair :

  • Un rachat d'actions (buyback en anglais), c'est quand une entreprise utilise son cash pour racheter ses propres actions sur le marché, puis les annule. Moins d'actions en circulation, chaque action restante vaut mécaniquement plus.

  • Concrètement : si une entreprise a 100 actions et en rachète 10, vous qui en détenez une passez de 1% à 1,11% du capital sans rien faire. C'est une façon silencieuse de récompenser ses actionnaires, souvent plus avantageuse fiscalement qu'un dividende.

  • C'est aussi un signal de confiance. En rachetant ses titres, une entreprise dit qu'elle pense que son action est sous-évaluée. Quand les rachats baissent ou s'arrêtent, c'est souvent le signe que le cash part ailleurs et que quelque chose a changé dans les priorités du management.

Ce qu'il faut retenir : Regarder si une entreprise rachète régulièrement ses actions, c'est un indicateur simple et puissant. Ça dit deux choses sur l’entreprise : elle génère vraiment du cash et elle croit en elle-même. À l'inverse, une entreprise qui arrête ses rachats mérite qu'on lui pose la question : pourquoi ?

Lucas

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Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.

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