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Pourquoi l'or explose-t-il encore ?
Retrouvez l'analyse complète

Bonjour,
Le cours de l’once d’or a été multiplié par ~2.3x depuis janvier 2024.
Et si son cours a connu une hausse si spectaculaire, les raisons sont profondes : endettement des États, perte de valeur du dollar, souveraineté…
Les banques centrales des pays émergents achètent massivement de l’or pour des raisons qui vont bien plus loin qu’une simple spéculation.
Dans cette troisième édition hebdomadaire, vous saurez pourquoi le cours de l’or explose depuis 2022.
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MARCHÉS
Trump sème l’incertitude

Source : Google Finance, données au 19 janvier à 19h16.
Mister Tariff est de retour.
Avec ses menaces de nouvelles taxes douanières sur 7 pays impliqués dans la situation au Groenland, Donald Trump met la pression. Logiquement, ce climat d’incertitude ne plait pas aux investisseurs.
Seul l’or, qui continue de jouer son rôle d’actif anti-crise, débute la semaine dans le vert.
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L’ANALYSE DE LA SEMAINE
Pourquoi le cours de l'or continue d’exploser ?

Source : BofA Research Investment Committee, Bloomberg
La flambée du cours de l’or au-delà de 4 000 dollars l’once n’est pas un simple excès spéculatif. Elle révèle un basculement plus profond : l’entrée progressive des grandes économies dans un régime de dominance budgétaire, où la politique monétaire devient subordonnée au financement des États.
La fin des taux bas
Dans les années 2010, les taux d’intérêt très bas avaient masqué les faiblesses budgétaires : le coût de la dette restait inférieur à la croissance, ce qui rendait les déficits supportables.
Avec le retour de l’inflation, tout a changé : les taux montent, la croissance ralentit et les déficits restent élevés. L’écart entre taux et croissance se réduit, et la soutenabilité des dettes dépend désormais d’une inflation que les États devront peut-être accepter plus longtemps.
Aux États-Unis, la situation est tendue : dette publique au-delà de 100% du PIB, déficit proche de 6% et émissions massives de bons du Trésor. La Réserve fédérale (Fed) est mise sous pression : garder des taux élevés affaiblit l’État, les baisser risquerait de relancer l’inflation. Les signaux récents d’assouplissement reflètent un choix croissant pour la stabilité budgétaire.
La pression de Donald Trump, hostile aux taux élevés, soulève des doutes sur l’indépendance de la Fed. Si la politique monétaire sert la politique budgétaire, la crédibilité du dollar en pâti, ravivant l’attrait structurel pour l’or, actif sans rendement mais sans risque de contrepartie.
L’or, privilégié pour son caractère souverain
À cette dynamique s’ajoute une fragmentation géopolitique inédite. Le gel des réserves russes en 2022 a changé la perception des actifs occidentaux : les avoirs en dollars ou en obligations souveraines ne sont plus politiquement neutres. L’or, stockable physiquement et hors juridiction, devient un instrument de souveraineté financière.
Les achats des banques centrales battent des records, dépassant régulièrement 1 000 tonnes par an depuis 2022, soit plus du double des années 2010. Ce n’est pas un ajustement tactique, mais un virage stratégique dans la gestion des réserves. Le gel de plus de 280 milliards de dollars d’avoirs russes a montré qu’un actif réputé « sans risque » pouvait être neutralisé pour des raisons politiques.
Le message a été compris : les réserves en devises occidentales comportent désormais un risque géopolitique explicite.
L’or, détenu physiquement, échappe à toute sanction. Les achats se concentrent en Chine, Inde, Turquie, Brésil ou Arabie saoudite, dans une logique de diversification hors du système occidental. Pour ces pays, l’or n’est plus une matière première, mais une assurance stratégique contre les ruptures de liquidité et les pressions diplomatiques.
Les banques centrales achètent massivement
Historiquement, les banques centrales émergentes détiennent peu d’or : là où les États-Unis, l’Allemagne ou la France en possèdent 60 à 70% de leurs réserves, la Chine en détient moins de 10%. Ce déséquilibre ouvre un potentiel de réallocation considérable. Ces achats, insensibles au prix, répondent à des impératifs de souveraineté et de sécurité monétaire. Chaque once retirée du marché réduit la liquidité disponible et soutient durablement les prix.
La Chine joue un rôle central dans ce mouvement. Face à la crise immobilière et au manque de confiance boursière, les ménages chinois se tournent vers l’or, dans une logique patrimoniale. Ce métal, une fois absorbé, ne revient pas sur le marché mondial, accentuant le déséquilibre entre offre et demande. Dans ce nouveau régime, l’or n’est plus corrélé aux seuls taux réels américains. Il devient un baromètre de la crédibilité globale des politiques économiques.
Sa hausse reflète moins la peur que la prise de conscience d’un changement d’époque : celui où la dette publique croît plus vite que la confiance dans les institutions qui la portent.
Au fond, l’or prospère parce qu’il ne repose sur aucune promesse. Dans un monde où la discipline budgétaire s’effrite et où la monnaie finance implicitement l’État, il incarne une réserve de valeur universelle, indépendante et politiquement insaisissable. Ce n’est pas l’or qui s’envole, ce sont les certitudes monétaires qui s’érodent.
Par Vincent Barret, Macroéconomiste (s’abonner à sa newsletter ici)
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