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Le pari du siècle
Retrouvez l'analyse de la semaine
Bonjour,
Les marchés évoluent sur des sommets, en Europe comme aux Etats-Unis, pendant que les investisseurs ont déjà les yeux tournés vers les résultats d’entreprises qui seront publiés à partir de la semaine prochaine. Tout le monde retient son souffle.
Et cette semaine, on se focus sur le Japon, un pays qui a trouvé une réponse radicale à un problème qui guette l’Europe.
Lucas
Au programme cette semaine :
Le sommet estival dans le suivi des marchés
Le plan à 10 000 milliards de dollars dans le focus
Waste Management dans la pépite de la semaine
SUIVI DES MARCHÉS
Un début d’été au sommet

En résumé : Les marchés tournent en rond cette semaine. Alors que les indices actions ont débuté l’été au sommet avec les marchés européens au plus haut et Wall Street proche de ses records. Mais personne ne bouge vraiment, les investisseurs attendent patiemment une chose : la publication des résultats du 1er semestre des entreprises.
Les faits :
Les marchés sont en mode pause : le S&P 500 gagne +10% depuis janvier, le Nasdaq +13%. Des performances solides mais ils respirent depuis fin juin.
Le pétrole tourne autour des 72$, revenu à son niveau d'avant-guerre. La prime géopolitique liée au conflit Iran-USA a totalement disparu. Une bonne nouvelle pour l'inflation, moins bonne pour les producteurs.
Le vrai test arrive la semaine prochaine. Les banques américaines ouvrent le bal des résultats du deuxième trimestre. Les analystes anticipent +25% de croissance des bénéfices pour le S&P 500 cette année, autant dire que les attentes sont élevées.
Ce qu'il faut retenir : On assiste à une accalmie normale : début des vacances et saison des résultats qui arrive. Si les résultats confirment les attentes alors les marchés auront du carburant pour continuer leur marche en avant. S'ils déçoivent alors que les indices sont au plus haut, la correction pourrait être brutale. Google publiera ses résultats le 23 juillet, LVMH le 27.
Lucas
COLLABORATION COMMERCIALE AVEC XTB
Le moment de monter dans le train ?

Le Nasdaq gagne +17% depuis le début d’année. Le MSCI World fait +9% et l’indice européen des 50 plus grandes entreprises, l’EuroStoxx 50, gagne lui aussi 9% en 2026.
Encore une fois, les indices boursiers affichent d’excellentes performances qui récompensent les investisseurs à long terme. Et pour celles et ceux qui souhaitent se lancer pour monter dans le train, on a une bonne nouvelle pour vous.
Notre plateforme partenaire XTB propose plus de 11 000 actions et ETF accessibles en quelques clics, le tout sans frais de commission.
Pour rappel, XTB, qui compte plus de 2 millions de clients, est disponible sur mobile et dispose d’un service client basé en France pour répondre à vos questions.
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LE FOCUS
Le plan à 2300 milliards

D'ici 2040, le Japon aura perdu un tiers de sa population active. Le pays vieillit plus vite que n'importe quelle autre grande économie au monde et les entreprises japonaises manquent de bras depuis des années.
Leur réponse ? Un plan à 2 300 milliards de dollars. C'est le montant du plan de relance industrielle que vient de dévoiler la première ministre Sanae Takaichi, l'équivalent de 60% du PIB japonais, déployé sur 14 ans pour automatiser, robotiser et moderniser une économie qui va manquer de travailleurs.
Ce que le Japon est en train de construire
Le plan cible en priorité l'IA, les semi-conducteurs et la robotique, ce que Tokyo appelle l'"IA physique". Des robots capables de raisonner, s'adapter et remplacer les bras manquants dans les usines, les entrepôts et les chantiers.
Ce n'est pas une lubie technologique mais une nécessité de survie économique pour le pays. Quand il n'y a plus assez d’Hommes pour faire tourner l'économie, on automatise ou on décline. Le Japon a choisi d'automatiser et il met les moyens.
Le gouvernement injectera 61 milliards de dollars par an pendant 14 ans, en partenariat avec le secteur privé.
Au total, 62 technologies et produits sont ciblés des semi-conducteurs aux cellules solaires de nouvelle génération, en passant par les data centers, les batteries et, plus inattendu, le secteur du divertissement : jeux vidéo, manga, animation. Une enveloppe de 185 milliards de dollars est prévue pour la culture japonaise.
Le risque qui plane sur le plan
Ce plan est sexy sur le papier, mais il y a un soucis : pour financer un investissement aussi massif, Tokyo a besoin de taux bas. Mais la Banque du Japon remonte justement ses taux depuis 2024 (passés de 0% à 1% en juin 2026) pour combattre le retour de l'inflation et défendre le yen.
Et surtout, les marchés obligataires ont déjà anticipé une hausse des taux : le taux d’intérêt japonais à 10 ans a explosé depuis novembre 2021 en passant de ~0% à 2.8% actuellement.
Ce qu'il faut retenir : Le Japon résout par la technologie un problème démographique. C'est un signal fort : les pays qui vieillissent seront obligés d’automatiser vite et d’investir massivement dans la robotique et l'IA physique.
Vincent & Lucas
LA PÉPITE
Elle transforme les poubelles en dollars

Source : Tradingview, données hebdomadaires.
En résumé : Pendant que tout le monde court après les valeurs IA, Waste Management fait un parcours exceptionnel en bourse avec un business loin d’être sexy. Elle ramasse les déchets avec des contrats à long terme et elle encaisse du cash depuis 1999.
Les faits :
Waste Management, c'est le numéro un américain de la gestion des déchets. Des contrats municipaux qui durent des décennies et un free cash flow quasi doublé à 920 millions de dollars au seul premier trimestre 2026.
Avec un endettement maitrisé, Waste Management distribue un dividende depuis 28 ans consécutifs. C'est l'action qu'on achète et qu'on oublie dans un coin du portefeuille.
Le seul vrai point négatif : la valorisation. À 33x les bénéfices, elle se paie Waste Management est chère. Historiquement, les bonnes fenêtres d'entrée sur cette action se situaient plutôt autour de 25-27x les bénéfices, soit proche des 200$.
Ce qu'il faut retenir : Waste Management, c'est l’histoire d’un business chiant, loin d’être sexy mais particulièrement rentable et bien géré. Bref, le type de valeur qu’on adore. Aujourd’hui, l’action n’est pas bradée mais un -15% suffira à la faire entrer dans une zone attractive.
Lucas
Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.
LE QUIZ
Le savez-vous ?

Source : Tradingview, données journalières.
De combien a chuté le pétrole depuis le sommet en mars ? |
Réponse de la semaine dernière : SpaceX a chuté de -32% depuis son sommet quelques jours après son entrée en Bourse.
LE CONCEPT
C'est quoi le risque de change ?
Pourquoi c'est important ? Dans le focus de cette semaine, on parle d'un plan japonais à 2 300 milliards de dollars. Si vous investissez un jour à l’étranger, vous prenez automatiquement un risque : le risque de change.
En clair :
Quand vous achetez une action étrangère, vous achetez aussi la devise du pays. Si l'action monte de 10% mais que la devise perd 10%, vous ne gagnez rien. Votre rendement réel dépend des deux.
Par exemple : depuis mai 2020, le yen japonais a perdu 37% face à l'euro. Un investisseur européen exposé au Japon sur cette période a vu une partie de ses gains s'évaporer, même si les actions japonaises montaient.
Certains ETF proposent une version "hedgée" ou "couverte" pour neutraliser ce risque de change avec des instruments financiers. C'est plus sécurisant, mais ça a un coût, et ça peut limiter les gains si la devise du pays monte.
Ce qu'il faut retenir : Investir à l'étranger, c'est toujours jouer sur deux tableaux en même temps : la performance de l’actif ET l'évolution de la devise. C'est souvent le facteur qu’on oublie, et pourtant il peut faire une grande différence sur le long terme. Avant d'investir sur un marché étranger, jetez quand même un oeil à l’évolution de la devise du pays.
Lucas
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Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.
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