- FinanceData
- Posts
- Chute logique : une opportunité en vue ? (1) (1)
Chute logique : une opportunité en vue ? (1) (1)
Retrouvez l'analyse de la semaine
Bonjour,
Accrochez-vous, cette semaine s’annonce comme l’une des plus chargée de l’année entre publications de résultats de la tech avec Microsoft, Meta et SK Hynix mercredi et un rendez-vous de la Fed.
Hier soir, LVMH a publié ses résultats et bonne nouvelle : le géant français s’est donné un bol d’air avec un retour de la croissance pour son activité phare, la mode et la maroquinerie.
Lucas
Au programme cette semaine :
La semaine tant attendue dans le suivi des marchés
Washington investit dans le focus
Mastercard dans la pépite
SUIVI DES MARCHÉS
La semaine la plus importante de l’année ?

Données au 27 juillet, CNN, Alternative me, Yahoo Finance
En résumé : Combinez un Nasdaq qui a besoin de souffler, une situation tendue au Moyen-Orient avec un baril toujours au-dessus des 90$ et une semaine ultra-chargée qui arrive…Et vous aurez une idée de l’état d’esprit des investisseurs en ce moment qui marchent sur des oeufs.
Les faits :
Le doute sur les dépenses IA s'installe. Alphabet a fait exactement ce qu'on décrivait ici il y a deux semaines : les résultats sont très bons, mais les investisseurs ont été refroidis par l'explosion des dépenses IA.
La Fed se réunit mercredi. Les investisseurs doutent, mais anticipent quand même plutôt aucun changement pour les taux directeurs, mais le ton de Kevin Warsh sera scruté de très très près.
LVMH s’est donné un petit bol d’air. Après des mois de souffrance, les ventes sont repartis à la hausse (+3%) au 2ème trimestre, un niveau légèrement au-dessus des attentes.
Ce qu'il faut retenir : De manière générale, les premiers résultats publiés par les entreprises sont supérieurs aux attentes en Europe (avec les excellents résultats des banques qui ont lancé le bal) comme aux Etats-Unis. Mais les investisseurs seront impitoyables avec les géants de la tech. Rendez-vous mercredi avec les résultats de Microsoft et Meta.
Lucas
COLLABORATION COMMERCIALE AVEC XTB
Comment identifier les bons ETF ?

Il existe des milliers d'ETF sur le marché, et identifier les bons ETF des mauvais peut vite devenir un casse-tête.
Heureusement, il existe des scanner ETF qui font le tri pour vous en quelques secondes. Vous entrez vos critères, il vous sort les ETF qui correspondent.
Et pour éliminer 90% des mauvais choix, vous pouvez mettre en place trois critères sur le scanner ETF de XTB :
1. Frais annuels < 0,30% : L’indice TFE permet de connaître les frais annuels que vous payez chaque année en détenant un ETF. Plus ce chiffre est faible, plus les frais seront bas.
2. La performance sur 5 ans : Vous verrez la performance sur les 5 dernières années de l’ETF, mais attention ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. Comparez-là avec l’indice de référence.
3. Une taille du fonds > 100 millions : Un actif net en dessous de 100 millions d'euros n’est pas optimal, l’ETF peut être trop peu liquide ou tout simplement fermé à long terme.
Et pour passer à l'action, XTB vous permet d’investir dans plus de 2 150 ETF sans frais de commission*.
Disclaimer : Collaboration commerciale avec XTB. *0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois. Commission de 0,2 % au-delà de cette limite. Des frais de conversions de 0,5 % peuvent s'appliquer. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.
LE FOCUS
Washington passe en mode actionnaire

Le gouvernement américain vient de prendre des parts dans Intel, US Steel et une mine de terres rares. En 18 mois, Washington a investi 26,7 milliards de dollars dans 30 entreprises.
Et ici, on n'est loin d’un contexte de sauvetage de crise façon 2008. Les prises de participation sont choisies, assumées et forcément les marchés réagissent.
Washington investit en direct
Depuis le retour de Trump, l'État ne se contente plus de subventionner. Il achète directement des parts dans les entreprises qu'il juge stratégiques : 9,9% d'Intel, le fabricant de puces, 15% de MP Materials, le seul producteur américain de terres rares, Et un droit de veto sur les décisions clés d'US Steel après son rachat par un groupe japonais.
L’État américain va même plus loin. Sur certains dossiers, il garantit un prix minimum sur dix ans et s'engage à acheter toute la production. Le risque commercial disparaît pour l'entreprise protégée.
La Chine fait exactement la même chose avec ses champions nationaux depuis vingt ans. Sauf que cette fois, ce sont les Américains qui s'y mettent.
Et le secteur privé adore
Par exemple, MP Materials a bondi de 60% le jour de l'annonce. Dans la foulée, Apple a signé un engagement d'achat de 500 millions de dollars, et JPMorgan et Goldman Sachs ont co-investi un milliard supplémentaire. Quand l'État met de l'argent sur la table, le privé suit.
Le même schéma a été reproduit depuis sur des producteurs de lithium, de gallium, et même dans le nucléaire avec Westinghouse. Le Pentagone négocie des participations dans plusieurs fabricants de drones alors que le Département du Commerce vient de signer avec neuf entreprises d'informatique quantique.
Ce qu'il faut retenir
Les États-Unis construisent un fonds souverain sans le dire. Les secteurs ciblés sont clairs : semi-conducteurs, terres rares, nucléaire, quantique, drones. Et peut-être bientôt l'IA (OpenAI a proposé 5% de son capital à l'État).
Notre lecture : quand la première puissance mondiale décide de devenir actionnaire pour protéger ses industries critiques, le signal est fort et forcément les entreprises qui entrent dans ce cercle reçoivent des avantages considérables : du capital, des prix garantis et un client sur la durée.
Mais ne confondez pas signal politique et bon investissement. Intel a perdu plus de 35% depuis ses sommets malgré l'entrée de l'État au capital. Westinghouse reste un pari dont personne ne connaît l'issue. Que Washington investisse dans une entreprise montre une conviction, mais surtout pas un rendement garanti.
Vincent & Lucas
LA PÉPITE
Mastercard encaisse toujours

Source : Tradingview, données hebdomadaires.
En résumé : C’est une entreprise qu’on ne présente plus maintenant : à chaque paiement par carte Mastercard, elle encaisse une commission. Partout dans le monde, 24h/24. Un péage sur les paiements mondiaux qui génère 17 milliards de dollars de cash par an avec des marges nettes de 45%. Et l'action est revenue sur une zone de prix intéressante.
Les faits :
Le business tourne, et bien : +16% de chiffre d'affaires et +18% de bénéfices sur le premier trimestre. Mastercard publiera ses résultats après-demain, alors que les analystes anticipent toujours une croissance de +14% des bénéfices en 2026.
La valorisation se rapproche de ses points bas historiques. Le PER est tombé à 28x, soit 26% en dessous de sa moyenne des dix dernières années. En gros, on paie aujourd'hui moins cher qu'à n'importe quel moment entre 2019 et 2025 pour la même entreprise qui continue de croître à presque 20% par an.
Le graphique envoie un signal intéressant. L'action a récemment rebondi sur sa moyenne mobile à 200 semaines, un niveau qui a tenu à chaque correction depuis dix ans. C’est le signe d’une tendance haussière durable.
Ce qu'il faut retenir : Mastercard fait partie des actions que vous ne trouverez jamais bradées. Mais après -11% depuis ses sommets et une valorisation revenue proche de ses niveaux les plus bas en dix ans, la fenêtre de tir est intéressante pour l’investisseur patient.
Lucas
Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.
LE QUIZ
Le savez-vous ?
Quelle société française génère le plus gros chiffre d'affaires ? |
Réponse de la semaine dernière : IBM a chuté après des résultats qui ont déçu et une alerte de ses dirigeants sur les futurs résultats qui pourraient être moins bons que prévus, la clientèle préférant investir en priorité dans l’infrastructure IA.
LE CONCEPT
C'est quoi les ratios de valorisation ?
Pourquoi c'est important ? Dans la pépite de cette semaine, on vous dit que Mastercard s’approche de ses niveaux de valorisation les plus bas en dix ans. Mais comment savoir si une action est chère ou pas ? Les ratios de valorisation servent exactement à ça : mettre un prix en perspective.
En clair :
Le plus connu des ratios, le PE (Price to Earnings Ratio). Prenez le prix de l'action, divisez-le par le bénéfice par action. Mastercard à 31x veut dire que vous payez 31$ pour chaque dollar de bénéfice. Plus le chiffre est bas, moins vous payez cher. Mais un PE bas ne veut pas dire "bonne affaire", il faut toujours le comparer à la croissance des bénéfices.
Le Price to Free Cash Flow, souvent plus fiable. Même principe, mais au lieu de regarder les bénéfices comptables, on regarde le cash réellement généré par l'entreprise. Les bénéfices peuvent être maquillés par des écritures comptables. Le cash, lui, beaucoup moins.
Le piège classique : comparer des pommes et des oranges. Un PE de 31x pour Mastercard, qui croît à 14% par an, ça n'a rien à voir avec un PE de 31x pour une entreprise dont les bénéfices stagnent. Un ratio ne veut rien dire tout seul. Il faut toujours le comparer à l'historique de l'entreprise et à sa croissance.
Ce qu'il faut retenir : Les ratios de valorisation ne vous disent pas si une action va monter ou descendre. Ils vous disent combien le marché est prêt à payer pour un euro de bénéfice ou de cash.
Comparez toujours le ratio actuel à la moyenne historique de l'entreprise, vous pouvez trouver les datas sur Zonebourse par exemple. Ça vous donne immédiatement une idée de la cherté ou non de l’action.
Lucas
Qu'avez-vous pensé de cette édition ? |
Nos partenaires
Si vous voulez être accompagné dans vos investissements, l’optimisation de votre fiscalité ou encore la transmission, vous pouvez réserver un bilan patrimonial offert avec un expert d’August Patrimoine ici.
Profitez de -25% sur tous les abonnements Zonebourse, grâce à ce lien.
Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.
Reply