Du jamais vu en France depuis 2009

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

Les actions des semi-conducteurs viennent de signer leur pire mois depuis 2002. Le Nasdaq lâche 6,6% en juillet.

Et pendant ce temps, les marchés européens enchaînent un quatrième mois de hausse consécutif, portés par les valeurs que personne ne regardait.

On vous le répète depuis des semaines : les parcours les plus réguliers se trouvent rarement là où tout le monde regarde.

Lucas

Au programme cette semaine :

  1. La secousse des semi dans le suivi des marchés

  2. Les taux français records dans le focus

  3. Microsoft dans la pépite

SUIVI DES MARCHÉS

Attention ça secoue

Données au 3 août, CNN, Alternative me, Yahoo Finance

En résumé : Le Nasdaq a perdu 6,6% en juillet, plombé par les semi-conducteurs qui ont signé leur pire mois depuis 2002. De l'autre côté, les secteurs hors IA ont tenu bon : le Stoxx Europe 600 enchaîne un quatrième mois de hausse consécutif. Pendant que l'IA fait les montagnes russes, les valeurs moins sexy, elles, avancent. Doucement mais sûrement.

Les faits :

  • Les semi-conducteurs ont pris une claque. Le KOSPI coréen perd 33% depuis ses sommets, l'indice des semi-conducteurs SOX lâche 22%. Après une hausse aussi verticale, le retour de bâton était inévitable.

  • Le pétrole repasse sous les 90$. Les négociations entre Téhéran et Washington reprennent, le baril corrige, et ça soulage tout le monde. Si ça tient, l'inflation pourrait enfin commencer à freiner durablement.

  • Les valeurs hors IA font le travail. Coca-Cola gagne 6,7% porté par la Coupe du monde, le Stoxx Europe 600 affiche +9,6% depuis janvier. Les investisseurs récompensent les fondamentaux solides.

Ce qu'il faut retenir : Juillet a confirmé ce qu'on observe depuis quelques semaines : le marché fait le tri en reprenant son souffle. On vous avait prévenus ici sur le risque de correction des valeurs les plus spéculatives. C’est chose faite maintenant. Et comme on l’apprécie ici, ce sont les fondamentaux qui paient.

Lucas

COLLABORATION COMMERCIALE AVEC XTB

Comment identifier les bonnes actions ?

Il existe des milliers d’actions cotées en Bourse, et c’est difficile de trouver les vraies entreprises de qualité.

Alors pour faire le tri facilement, on utilise l’outil screener de XTB qui permet de filtrer les actions en fonction de quelques critères simples.

Et pour ça, 3 critères permettent déjà d’éliminer une bonne partie des mauvaises actions en Bourse :

  1. ROE > 15% : ce ratio de rentabilité permet de retenir uniquement les entreprises capables de générer une rentabilité élevée des capitaux.

  2. Marge nette > 10% : une marge nette élevée permet à l’entreprise de générer des bénéfices confortables et résister face aux chocs économiques.

  3. Taux d’endettement < 60% : en gardant un endettement raisonnable, l’entreprise évite le faillite en cas de soucis et s’assure d’avoir des finances saines pour être viable à long terme.

En plus de ces 3 critères, vous retrouverez 12 autres filtres sur le screener de XTB.

Et pour passer à l’action, XTB vous permet aussi d’investir dans plus de 11 000 actions et ETF, le tout sans frais de commission*.

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Disclaimer : Collaboration commerciale avec XTB. *0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois. Commission de 0,2 % au-delà de cette limite. Des frais de conversions de 0,5 % peuvent s'appliquer. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.

LE FOCUS

Le taux d’emprunt français explose

Jeudi 24 juillet, le taux auquel la France emprunte sur 10 ans a dépassé les 4%. C’est du jamais vu depuis 2009. Le Premier ministre Lecornu avait prévenu la veille que la trajectoire de la dette était "préoccupante, grave même".

Et depuis plusieurs mois, les marchés l’avaient déjà bien anticipé.

Comment on en est arrivé là ?

Les taux d’intérêt montent partout dans le monde, portés par le retour de l'inflation avec le conflit au Moyen-Orient. Mais en France, deux facteurs alimentent encore plus cette hausse : plus de 3500 milliards d'euros de dette et une instabilité politique qui dure depuis la dissolution de 2024.

Résultat, les taux grimpent plus vite en France qu’ailleurs : les investisseurs exigent plus de rémunération pour détenir de la dette française.

Concrètement, le gouffre grandit entre le coût d’emprunt de la France et celui d’un bon élève comme l'Allemagne explose. Plus marquant encore, la Grèce emprunte désormais moins cher que la France. Une situation inimaginable il y a encore quelques années.

Ce que ça change concrètement

Aujourd’hui, la France emprunte à 4% en moyenne alors que les anciennes obligations avant 2022 portaient un taux d'environ 1,5%. A chaque fois qu'une obligation arrive à échéance et qu'on la remplace par une nouvelle, ça coûte plus du double.

Et ça va encore s'accélérer, parce que l'essentiel de la dette contractée à taux quasi nul arrive bientôt à échéance.

Résultat : les intérêts à payer ont coûté 62 milliards d'euros en 2025. C'est le 2ème poste de dépense de l’Etat, devant celui de la défense. Et certaines projections voient grimper ce coût à 100 milliards d'ici 2030. Bref, la facture est très très salée.

Ce qu'il faut retenir

Et personne ne va régler le problème rapidement. La présidentielle de 2027 approche, et aucun candidat ne prendra le risque d'annoncer les mesures impopulaires qu'il faudrait pour redresser la trajectoire. Les marchés le savent, et ils continueront à faire payer la France tant que la trajectoire restera similaire.

Notre lecture : la France n'est pas la Grèce de 2010, on en est encore loin. Mais le “risque France” existe. Alors pour s’exposer aux actions françaises, on privilégie clairement les sociétés qui réalisent une grande partie de leur chiffre à l’international. Elles seront moins pénalisées par le marché en cas de soucis, et on dormira mieux le soir.

Vincent & Lucas

LA PÉPITE

Microsoft a rebondi

Source : Tradingview, données hebdomadaires.

En résumé : Le 23 juin, on vous disait ici que l’action Microsoft paraissait attractive pour 3 raisons : une valorisation hsitoriquement basse, une configuration graphique intéressante et les achats d’insiders récents. Jeudi dernier, l’action nous a donné raison. Elle a rebondit de +23% depuis le 23 juin.

Les faits :

  • Les résultats ont dépassé les attentes : alors que le chiffre d’affaires progresse de +18%, le bénéfice par action est largement au-dessus des estimations, tout comme la croissance de la partie cloud (+43% sur un an).

  • La “smart money” avait vu juste. Bill Ackman (2 milliards $ en mai) et un dirigeant de Microsoft (2 millions $ en février, plus gros achat depuis 10 ans) avaient profité des prix attractifs pour acheter l’action.

  • Le support technique a joué. L’action a trouvé un plancher juste sous sa moyenne mobile 200 semaines à 350$, un niveau qu’on avait identifié comme clé en juin.

Ce qu’il faut retenir : Alors que Microsoft était l’une des actions tech les moins appréciées du moment (à tort comme on vous le disait), avec les bons résultats les investisseurs devraient retourner leur veste et à nouveau apprécier l’action. Et nous, on peut sourire.

Lucas

Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.

LE QUIZ

Le savez-vous ?

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Réponse de la semaine dernière : vous étiez plus de 70% a avoir trouvé la bonne réponse la semaine dernière : c’est bien TotalEnergies qui génère le plus grand chiffre d’affaires en France (171 milliards d’euros en 2025).

LE CONCEPT

C'est quoi la théorie de Dow ?

Pourquoi c'est important ? La théorie de Dow, imaginée par Charles Dow, considéré comme le créateur de l’analyse technique, nous rappelle que les marchés ne montent pas en ligne droite : ils passent souvent par trois phases bien distinctes. Et si vous savez dans laquelle le marché se situe, vous aurez déjà un vrai coup d’avance.

En clair :

  • Phase 1 : L’accumulation : les investisseurs avertis achètent discrètement, souvent quand le marché doute après une correction. Les prix sont bas et bougent peu, les volumes restent faibles, mais c’est souvent là que la future hausse se construit.

  • Phase 2 : La participation : la tendance haussière devient visible, le grand public achète et les prix accélèrent. C’est souvent la partie la plus longue et la plus rentable du mouvement.

  • Phase 3 : La distribution : les meilleurs investisseurs commencent à vendre pendant que l’optimisme devient généralisé. Le marché semble encore fort, mais c’est souvent le moment où le risque de retournement augmente.

Ce qu’il faut retenir : Ne regardez pas seulement si un actif monte ou baisse, mais dans quelle phase il se trouve. L’idée n’est pas de prédire chaque mouvement, mais de reconnaître les grandes étapes du cycle. Sur le Bitcoin par exemple, c’est exactement ce genre de lecture qui permet de distinguer un vrai début de tendance d’un simple rebond technique.

Lucas

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Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.

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