Panique sur l'or, une opportunité ?

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

Quelle folie !

-26% en un jour pour l’argent, -9% pour l’or.

Vendredi, on a assisté à l’un des krach les plus massifs de l’histoire sur les marchés des métaux.

Est-ce surprenant pour autant et faut-il s’inquiéter ? Je fais le point dans la partie marché de cette édition.

Et dans l’analyse de la semaine, vous saurez comment la Chine a bâti un avantage stratégique majeur en détenant près de 60% des réserves mondiales de terres rares.

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MARCHÉS

Source : Google Finance, données au 2 février à 18h03.

Une chute historique.

Vendredi dernier, l’or et l’argent ont connu l’une de leur plus grande baisse de l’histoire (-9% et -26% en une seule séance).

Un mouvement historique oui, surprenant pour autant ? Non.

Avec l’euphorie des dernières semaines sur les métaux, cette “purge” est logique à court terme. Elle s’est encore poursuivie hier (-5% pour l’or et -8% pour l’argent).

De leur côté, les indices boursiers se maintiennent sans vraie direction pour le moment.

Le Bitcoin, lui, prolonge sa baisse et a atteint une nouvelle zone de support proche des 75 000$.

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L’ANALYSE DE LA SEMAINE

Le monopole chinois des terres rares

Source : Finance Data

Depuis trente ans, les États-Unis dépendent largement de la Chine pour leurs terres rares ces métaux discrets mais essentiels à tout ce qui fait tourner le monde moderne : smartphones, batteries, missiles, éoliennes ou voitures électriques. Pendant que l’industrie américaine levait le pied, Pékin, elle, a bâti une domination totale, du sol jusqu’à l’usine.

Une dépendance risquée

Aujourd’hui, la Chine produit environ 60 à 70 % des terres rares de la planète, mais surtout 90 % de leur raffinage. C’est cette étape chimique, complexe et coûteuse, qui transforme la matière brute en composants utilisables.

Certes, des mines existent ailleurs : aux États-Unis, en Australie ou au Brésil. Mais une partie de leurs minerais finissent… en Chine pour être raffinés. Le vrai problème n’est donc pas la ressource, mais la capacité à la traiter.

Or, construire une mine prend près de dix ans. Une raffinerie ? Cinq de plus, avec des coûts élevés et des normes environnementales strictes. Autant dire que même d’ici 2030, les pays occidentaux ne pourront pas rattraper totalement Pékin.

Pékin détient les cartes

Ces dernières années, la Chine a montré qu’elle savait utiliser ce pouvoir à son avantage, en limitant certaines exportations de métaux critiques. Et son influence dépasse les terres rares : elle domine aussi le raffinage du lithium, du cobalt ou du nickel, indispensables aux batteries et aux technologies vertes.

Sur certains éléments dits “lourds”, comme le dysprosium (utilisé pour les aimants ultra-puissants dans les avions et missiles), la dépendance atteint pratiquement 99 %. Autrement dit : si Pékin ferme le robinet, le monde tousse.

La contre-attaque américaine

Face à ce risque, Washington veut relancer une filière complète d’ici 2030. L’entreprise MP Materials, qui exploite la mine de Mountain Pass en Californie, incarne cette ambition : extraire, raffiner et produire les aimants directement sur le territoire américain.

Et cette fois, l’État met la main à la poche : subventions, prêts, garantie du Pentagone… L’objectif est clair : ne plus dépendre d’un seul fournisseur pour les secteurs de la défense, de la tech.

Les États-Unis s’allient aussi à l’Australie, avec Lynas, pour construire des capacités de raffinage hors de Chine. Mais le plus dur reste à venir : le raffinage est lent, cher et peu populaire auprès des riverains.

En réalité, la “guerre des terres rares” n’est pas celle des mines, mais celle de la maîtrise industrielle. Et pour l’instant, la Chine garde une belle longueur d’avance.

Par Vincent Barret, Macroéconomiste (s’abonner à sa newsletter ici)

COINHOUSE

Après les records, l’opportunité ?

@Finance Data

En 2025, le Bitcoin a pulvérisé les records pour atteindre les 125 000 $. Mais 2026 pourrait bien devenir l’année de la vraie opportunité.

Depuis octobre, le Bitcoin a chuté de 125 000 $ à 79 000 $ au moment où j’écris ces lignes.

Une baisse qui pourrait paradoxalement… faire le bonheur des meilleurs investisseurs.

Avec l’euphorie retombée et les doutes qui s’emparent du marché, les phases baissières comme celle-ci créent les meilleures opportunités d’achat à long terme.

Les meilleurs investisseurs le savent : le Bitcoin évolue par cycle. Et historiquement, les creux sont souvent les moments où les plus gros gains se préparent. 

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  • Comment fonctionnent vraiment les cycles du Bitcoin

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On vous dit à la semaine prochaine pour une nouvelle édition.

D’ici là, prenez soin de vous.

Lucas Ewig, Fondateur @Finance Data - 100 000 abonnés sur les réseaux

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