Il est de retour

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

Le Bitcoin est de retour avec un bond en avant de +26% en quelques jours. L'or touche son plus haut depuis trois mois.

Et pendant ce temps, Wall Street recule.

Ce n'est pas un hasard. Ces trois mouvements racontent la même histoire, et elle commence par un chiffre : 40 000 milliards de dollars de dette américaine.

On vous explique tout dans le suivi des marchés cette semaine.

Lucas

Au programme cette semaine :

  1. Le problème à 40 000 milliards dans le suivi des marchés

  2. Le plan de Washington dans le focus

  3. Swissquote dans la pépite

SUIVI DES MARCHÉS

La dette américaine fait planer le doute

Données au 24 août, CNN, Alternative me, Yahoo Finance

En résumé : Les marchés actions ont reculé cette semaine, plombés par une remontée brutale des taux d'emprunt américains à leur plus haut niveau depuis 2007. La dette des États-Unis vient de franchir les 40 000 milliards de dollars, les investisseurs commencent à douter, et c'est l'or et le Bitcoin qui en profitent.

Les faits :

  • Les 40 000 milliards de dollars de dette américaine font peur et les taux d’emprunts américains grimpent. Résultat, le coût de la dette qui explose encore et même l’intervention du Trésor américain n’a pas suffi à rassurer les investisseurs.

  • L'or enchaîne une cinquième semaine de hausse consécutive à 4630$, son plus haut depuis trois mois. Avec l’intervention du Trésor américain alors que la dette explose, les investisseurs se sont tournés vers l’or comme protection face à la perte de valeur du billet vert.

  • Le Bitcoin a bondi de +26% en une semaine, et dépasse les 78000$. Deux raisons expliquent ce mouvement : il a profité de l’intervention du Trésor américain, pour les mêmes raisons que l’or, et une nouvelle favorable pour la régulation crypto aux États-Unis.

Ce qu'il faut retenir : Les actions baissent quand les taux montent, mais l'or et le Bitcoin profitent de la même cause : les doutes croissants sur la capacité des États-Unis à gérer leur dette qui fait chuter le dollar américain en même temps. Ça nous rappelle le début d’année avec le “debasement trade” qui avait fait exploser les cours de l’or.

Lucas

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Comment choisir un bon courtier ?

Si vous commencez à investir, ou si vous cherchez à changer de plateforme, le choix du courtier est une décision à prendre au sérieux.

Et pour éviter de choisir la mauvaise plateforme, voici les trois critères qui comptent vraiment.

  1. Les frais, parce que chaque euro prélevé à chaque ordre est un euro qui ne travaille plus pour vous sur le long terme.

  2. L'accès aux produits, parce qu'un bon courtier doit vous donner accès aux actions et aux ETF qui comptent.

  3. Et la fiabilité, parce que vous allez lui confier votre épargne.

Et justement, c’est pour ces raisons que l’on apprécie XTB : la plateforme coche les trois cases.

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LE FOCUS

Le plan pour ne plus dépendre de la Chine

Entre octobre 2025 et août 2026, les trois plus grandes banques américaines ont chacune dévoilé un plan de financement massif pour les secteurs stratégiques du pays. JPMorgan : 1 500 milliards sur dix ans. Morgan Stanley : le même montant. Bank of America : 250 milliards sur dix-huit mois.

Au total, ce sont 3 250 milliards de dollars qui visent les mêmes secteurs cruciaux pour Washington. Et si les Etats-Unis agissent, c’est parce qu’ils ont plusieurs épines dans le pied.

Le problème : une dépendance vertigineuse à la Chine

La première, c’est leur dépendance à la Chine qui contrôle 90% du raffinage mondial des terres rares, ces métaux qu'on retrouve dans les moteurs électriques, les éoliennes et les systèmes de guidage militaires. Elle fabrique aussi 94% des aimants permanents qui en dépendent.

Ensuite, côté construction navale, l'écart est encore plus brutal. Un seul chantier naval chinois construit en un an plus de tonnage que toute l'industrie américaine depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, sur l'IA, McKinsey estime que les infrastructures de calcul nécessiteront 5 200 milliards d'investissements mondiaux d'ici 2030. La course est lancée et les États-Unis ne veulent pas la perdre.

JPMorgan ne se contente pas de financer, elle investit

Résultat, les trois banques américaines prêtent et conseillent les secteurs stratégiques. Mais JPMorgan est la seule à mettre ses propres fonds en jeu : 10 milliards de dollars investis directement au capital d'entreprises stratégiques américaines.

Concrètement, la banque a déjà pris des positions dans MP Materials, l'un des rares producteurs américains de terres rares, et dans Perpetua Resources, qui construit une chaîne d'approvisionnement domestique en antimoine, un métal critique pour le secteur de la défense.

Un virage qui dépasse Trump

Pendant quarante ans, Washington a laissé le marché décider, et la production a été délocalisée vers la Chine pour des raisons de coûts. Mais le covid-19, la pénurie de semi-conducteurs et la guerre en Iran ont changé la donne.

Aujourd'hui, l'État américain ne régule plus seulement : il prend des participations directes dans des entreprises stratégiques. Ce n'est pas un sauvetage comme en 2008, c'est un investissement offensif.

Ce qu'il faut retenir

Les flux de capitaux se réorganisent autour de la souveraineté plutôt que du coût le plus bas. Minerais critiques, construction navale, défense, IA, énergie : ce sont les secteurs où l'argent va aller dans les dix prochaines années.

Et quand JPMorgan, Morgan Stanley et Bank of America parient 3 250 milliards dans la même direction, ça mérite qu'on y prête attention.

Vincent & Lucas

LA PÉPITE

La néo-banque suisse

Source : Tradingview, données hebdomadaires.

En résumé : Swissquote est bien plus qu’une banque en ligne suisse. La plateforme permet d’investir dans pratiquement tout : actions, ETF, forex, cryptos. Et alors que l’action suivait une excellente dynamique, sa dépendance aux cryptos l’a entraîné à la baisse. Mais attention à ne pas l’enterrer trop vite, au contraire.

Les faits :

  • Les revenus crypto ont chuté de -66% durant le premier semestre 2026, ce qui a poussé les dirigeants a réduire leurs objectifs pour l’année. Et logiquement, alors que la crypto était l’activité la plus rentable de Swissquote, l’action a chuté de -37% depuis les sommets.

  • Sauf que le reste de l'activité progresse sur tous les fronts. Les commissions hors crypto sont en hausse de +13%, le trading de +16%, le forex de +9%. Les actifs clients atteignent un record à 96 milliards de francs suisses et la marge bénéficiaire reste au-dessus de 50%.

  • Résultat, l'action est revenue à une valorisation attractive, sous sa moyenne historique (le P/E est de 16x contre 28x au sommet).

Ce qu'il faut retenir : Si la hausse du marché crypto se confirme après le récent rebond, les bénéfices de Swissquote sur son activité crypto devraient rebondir aussi. Et logiquement, si les bénéfices grimpent, l’action suivra mécaniquement. Bref, on va surveiller Swissquote de près.

Lucas

Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.

LE QUIZ

Le savez-vous ?

Réponse de la semaine dernière : vous étiez seulement 12% à avoir trouvé la bonne réponse la semaine dernière : les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont progressé de +34% au premier semestre 2026.

LE CONCEPT

C'est quoi l'effet de levier ?

Pourquoi c'est important ? En trading, les courtiers proposent souvent d'investir "avec effet de levier". Sur le papier, ça permet de multiplier des gains. En pratique, ça multiplie surtout vos pertes. C'est l'un des mécanismes les plus mal compris par les investisseurs débutants, et aussi l'un des plus dangereux.

En clair :

  • L'effet de levier, c'est investir avec de l'argent que vous n'avez pas. Vous mettez 1 000€, le courtier vous permet d'en investir 5 000. Votre mise n'a pas changé, mais votre exposition est cinq fois plus grande.

  • Le problème, c'est que ça marche dans les deux sens. Si l'actif monte de 10%, vous gagnez 50% sur votre mise. Mais s'il baisse de 10%, vous perdez 50%.

  • C'est pour ça que la grande majorité des traders particuliers perdent de l'argent. En Europe, les courtiers sont obligés d'afficher la proportion de leurs clients qui perdent de l'argent en utilisant des produits à effet de levier. Le chiffre est pratiquement toujours supérieur à 70%.

Ce qu'il faut retenir : Bref, à moins de vouloir perdre de l’argent à coup sûr (ou presque), on évite absolument l’effet de levier.

Lucas

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Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.

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