L'agent IA de Meta explose tout

Retrouvez l'analyse de la semaine

Bonjour,

Le 8 septembre, Meta a lancé Muse, un agent IA personnel qui ne se contente pas de répondre à vos questions : il envoie vos mails, réserve vos restaurants et organise vos projets à votre place.

Résultat, 3,4 millions de téléchargements en trois semaines, plus rapide que ChatGPT à son lancement et numéro 1 de l'App Store aux Etats-Unis.

L'action Meta a bondi de 27% sur le mois.

On en parle dans le suivi, avec un marché américain qui revient flirter avec ses records.

Lucas

Au programme cette semaine :

  1. La triplette dans le suivi des marchés

  2. Les marges de raffinage dans le focus

  3. Uber dans la pépite

SUIVI DES MARCHÉS

Proche des étoiles

Données au 28 septembre CNN, Alternative me, Yahoo Finance

En résumé : Le S&P 500 signe sa première semaine de hausse en trois semaines et revient très proche de ses records. De l’autre coté, le Bitcoin marque une petite pause et les taux ne soufflent pas trop.

Les faits :

  • L'IA porte tout. Meta bondit de 12% sur la semaine après le lancement de son agent IA Muse, Microsoft gagne 3,7% vendredi en annonçant la fusion de ses assistants Copilot.

  • Le Bitcoin marque une pause autour de 84 000$. Après son rallye depuis août, c’est logique. Le marché baissier semble désormais derrière lui.

  • Les taux montent et le marché tient quand même. Les taux d’emprunt à 10 ans américain ont touché de nouveaux plus hauts cette semaine au delà des 5,2%.

Ce qu'il faut retenir : Les marchés restent portés par l'IA et résiste aux taux élevés. Tant que les résultats de la tech continuent de justifier leurs valorisations, la dynamique peut tenir.

Lucas

LE FOCUS

La guerre des robots humanoïdes

Tout le monde regarde le prix du baril de pétrole brut. Mais le brut, c'est la matière première et avant d'arriver dans votre réservoir, il doit passer par une raffinerie qui le transforme en essence, en diesel, en kérosène.

Et c'est là, dans les raffineries, que la crise se joue cet automne.

Les marges de raffinage ont été multipliées par cinq

Pendant que le Brent a pris 45% depuis le début du conflit, le diesel américain a lui bondi de 94%, et les marges de raffinage en Europe ont dépassé 100$ le baril, cinq fois leur niveau normal.

La raison : les deux plus gros exportateurs de diesel au monde, le Golfe et la Russie, sont hors jeu en même temps.

Leurs exportations combinées ont chuté de 1,6 million de barils par jour depuis février, alors qu'elles représentaient 45% du commerce maritime mondial de diesel.

Et personne ne peut compenser

Côté russe, les drones ukrainiens ont systématiquement visé les raffineries. Le taux de traitement est tombé à son plus bas depuis 2004, et l'AIE estime qu'il ne remontera pas avant 2027.

Côté occidental, il n'y a pas de plan B. Aucune nouvelle raffinerie n'a été construite en Europe ou aux États-Unis depuis trente ans. Celles qui restent tournent déjà à 98% de capacité. Il n'y a physiquement plus de marge.

Résultat à la pompe : 6,53$ le gallon de diesel aux États-Unis et 2,41€ le litre de gazole en France, deux records historiques.

Pourquoi c'est le diesel qui fait monter les prix, pas le brut

Et le diesel, ce n'est pas juste du carburant pour les camions. C'est ce qui fait tourner le transport de marchandises, l'agriculture, le BTP, l'industrie et le chauffage. Quand le diesel monte, tout monte avec un temps de retard.

Les chiffres le confirment. Rien qu'aux États-Unis, la hausse du diesel a ajouté 1,4 milliard de dollars aux coûts de production des agriculteurs en 2026, parce que les tracteurs, les moissonneuses et les camions de livraison tournent tous au diesel.

L'essence représente à elle seule plus d'un tiers de la hausse mensuelle de l'inflation américaine. Et Allianz estime que les ménages commencent seulement à ressentir pleinement les effets de ce choc.

Ce qu'il faut retenir

Le vrai thermomètre de l'inflation, ce n'est donc plus le prix du Brent mais bien la marge de raffinage du diesel.

Et cette marge ne va pas baisser de sitôt : les raffineries détruites ne se réparent pas en quelques semaines, les stocks sont au plus bas, et l’Agence Internationale de l’Énergie a repoussé le retour à la normale à 2027.

Même un accord de paix demain ne résoudrait pas vraiment le problème à court terme.

Vincent

LA PÉPITE

Uber : le PDG passe à l’achat

Source : Tradingview, données journalières.

En résumé : L'action Uber a perdu près de 32% depuis ses plus hauts, plombée par la peur des véhicules autonomes et des résultats jugés décevants. Mais début septembre, le PDG a acheté pour 10 millions de dollars d'actions sur ses propres deniers, un signal intéressant.

Les faits :

  • Les fondamentaux n'ont jamais été aussi solides. Le free cash flow dépasse les 10 milliards de dollars sur un an pour la première fois de l'histoire, les revenus grimpent de 12%, l'EBITDA de 33%, et la plateforme vient de franchir les 208 millions d'utilisateurs actifs mensuels, un record.

  • Mais le marché a peur des voitures autonomes. L’arrivée du Tesla Cybercab et l'expansion de Waymo font douter les investisseurs sur l’avenir d'Uber. L'action a chuté de 5% le jour des résultats, parce que les perspectives pour le trimestre suivant étaient légèrement en dessous des attentes.

  • L’action se paie 14x le free cash flow généré, un plus bas. Pour une entreprise qui génère 10 milliards de cash par an et qui accélère sur les véhicules autonomes en tant que plateforme (15 villes d'ici fin 2026, 28 d'ici 2028).

Ce qu'il faut retenir : Le marché voit les véhicules autonomes comme une menace pour Uber. Le PDG, lui, voit le contraire : Uber se positionne comme la plateforme pour accéder à ce service, pas leur victime.

PS : Je suis actionnaire d’Uber depuis avril 2025 et je vous avoue qu’un voyage à San Francisco, ville remplie de voitures autonomes Waymo, m’a fait douté sur Uber. Mais les très bons résultats me font conserver l’action.

Lucas

Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.

LE QUIZ

Le savez-vous ?

Quelle action du CAC 40 affiche la meilleure performance depuis 1 mois ?

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Réponse de la semaine dernière : vous étiez 59% à avoir trouvé la bonne réponse la semaine dernière : l’indice de la peur, le VIX, avait atteint les 82 en mars 2020. C’était le signe d’une panique extrême sur les marchés et un excellent moment pour acheter des actions.

LE CONCEPT

C'est quoi une capitulation ?

Pourquoi c'est important ? Quand les marchés corrigent, tout le monde se demande la même chose : est-ce que c'est fini ou est-ce que ça va encore baisser ? La réponse passe souvent par un phénomène précis que les investisseurs professionnels guettent : la capitulation.

En clair :

  • La capitulation, c'est le moment où les derniers optimistes finissent par craquer et vendre par épuisement. Le moral est au plus bas, les volumes explosent à la hausse, et plus personne ne veut entendre parler de Bourse. C'est le point de désespoir maximum.

  • C'est souvent à ce moment-là que le marché touche son point bas. Quand il n'y a plus personne pour vendre, le prix n'a plus de raison de baisser. Les investisseurs les plus aguerris le savent et commencent à acheter quand la panique est à son comble.

  • Le problème, c'est qu'on ne voit la capitulation qu'après coup. Sur le moment, ça ressemble juste à une journée de chute de plus. Les signaux à surveiller : des volumes élevés, un VIX (l'indice de la peur) au-dessus de 40, et un pessimisme unanime sur les réseaux.

Ce qu'il faut retenir : La capitulation, c'est quand tout le monde abandonne en même temps. Et ironiquement, c'est souvent le pire moment pour vendre et le meilleur pour acheter. Et ça les meilleurs investisseurs l’ont bien compris.

Lucas

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