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Elle a fait x35 depuis 1996
Retrouvez l'analyse de la semaine
Bonjour,
Cet été, des millions de Français sont passé à la caisse au péage sur l'autoroute sans y penser deux fois.
Pourtant, derrière ce geste presque anodin, il y a une entreprise française cotée en Bourse dont le parcours est franchement remarquable.
On vous en parle dans la Pépite.
Lucas
Au programme cette semaine :
Le creux de septembre dans le suivi des marchés
El Nino dans le focus
Vinci dans la pépite
SUIVI DES MARCHÉS
Un creux à saisir ?

Données au 7 septembe,e CNN, Alternative me, Yahoo Finance
En résumé : Le CAC 40 a perdu 1,3% sur la semaine et plus de 5% depuis début août alors que les indices américains stagnent. Et trois raisons expliquent le pessimisme actuel des investisseurs.
Les faits :
L'emploi américain a surpris tout le monde. 162 000 créations de postes en août contre 53 000 attendues. Si l'économie va aussi bien, la Fed n'a aucune raison de baisser ses taux, et quand les taux restent élevés, les actions en souffrent.
Le pétrole et le gaz repartent à la hausse en même temps. Le Brent frôle les 100$, le gaz européen bondit de 22% en un mois et les stocks en Europe ne sont remplis qu'à 62%, bien en dessous de la moyenne. L'Europe est plus exposée au prix de l'énergie, c'est pour ça que le CAC 40 souffre plus que Wall Street.
Et septembre est historiquement le pire mois de l'année en Bourse. Depuis 1985, le S&P 500 a perdu en moyenne 0,9% en septembre. Mais rassurez-vous, novembre est le meilleur mois.
Ce qu'il faut retenir : Entre l’emploi solide, un pétrole en surchauffe, le gaz qui flambe et les tensions au Moyen-Orient : la rentrée est morose. Mais voyez le verre a moitié plein : si septembre est le pire mois de l’année, des bonnes affaires pourraient émerger sur les marchés.
Lucas
COLLABORATION COMMERCIALE AVEC XTB
Vous êtes plutôt Harry Potter ou GoT ?

Source : Frenchdistrict
Game of Thrones, Harry Potter, Batman, CNN, HBO. Vous avez probablement regardé des dizaines de contenus produits par Warner Bros Discovery sans jamais y penser en tant qu'investisseur.
Et pourtant, l'action a plus que doublé en un an. La raison ? Le studio Paramount Skydance a lancé une offre de rachat à 31$ par action, soit une prime de 147% sur le cours d'il y a douze mois.
Aujourd’hui, même si les actionnaires ont approuvé le deal, sa conclusion reste suspendue à un feu vert réglementaire.
Et bonne nouvelle : vous pouvez recevoir gratuitement une action Warner Bros. Jusqu’au 25 septembre, XTB vous offre une action Warner Bros gratuitement en ouvrant un compte avec le code DATA, en déposant 50€ et en passant une première transaction dans les 15 jours.
Disclaimer : Collaboration commerciale avec XTB. *0 % de commission dans la limite de 100 000 € investis par mois. Commission de 0,2 % au-delà de cette limite. Des frais de conversions de 0,5 % peuvent s'appliquer. Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital.
LE FOCUS
Le risque El Niño

Alors que les investisseurs surveillent la Fed, les résultats d'entreprises ou encore le pétrole, il y a un facteur que très peu de monde intègre dans ses analyses, et qui pourrait peser lourd dans les mois à venir : la météo.
El Niño vient d'être officiellement déclaré par l'agence météo américaine, et il s'annonce particulièrement intense.
Pour rappel, El Niño est un phénomène climatique naturel qui revient tous les deux à sept ans : les eaux du Pacifique se réchauffent anormalement, ce qui perturbe les régimes de pluie à l'échelle mondiale.
Les modèles n'ont jamais affiché un signal aussi fort
L'anomalie de température dans le Pacifique pourrait atteindre 3,9°C au-dessus des normales en novembre, contre 3°C lors du dernier record en 2015. La probabilité que cet épisode soit le plus intense jamais enregistré depuis 1950 est passée à 95%.
Et les effets se font déjà sentir. L'indice FAO des prix alimentaires a atteint son plus haut niveau depuis trois ans en juillet. Le blé a pris 5,8% en un mois, le sucre 5,6%.
Le pic d'El Niño est attendu entre novembre et février, mais ses conséquences sur l'agriculture arrivent en général six à douze mois plus tard, soit courant 2027.
Pourquoi cette fois c'est différent
Les précédents épisodes majeurs, en 1982 et 1997, avaient déjà provoqué des milliers de milliards de dollars de pertes économiques sur cinq ans. Mais aujourd'hui, plusieurs facteurs amplifient le risque.
Les engrais d'abord. Une partie des approvisionnements mondiaux transite par le détroit d'Ormuz, perturbé par le conflit entre les États-Unis et l'Iran. Les agriculteurs peinent à reconstituer leurs stocks, et des récoltes plus faibles sur fond de prix d'engrais élevés, de quoi faire monter les prix alimentaires plus vite.
Le climat ensuite. Les épisodes El Niño surviennent désormais dans une atmosphère plus chaude qu'avant, ce qui accélère l'évaporation et expose les cultures à un stress hydrique plus précoce. Le même phénomène fait plus de dégâts qu'il y a vingt ans.
Les effets débordent largement l'agriculture
Ce que beaucoup d'investisseurs ne réalisent pas, c'est qu'El Niño ne touche pas que les récoltes. En Amérique latine et en Asie, la baisse des précipitations réduit la production hydroélectrique, ce qui pousse les pays à consommer davantage de charbon et de pétrole pour compenser.
Plus de demande d'énergie fossile, c'est plus de pression sur les prix de l'énergie et donc sur l'inflation.
En 2023, la sécheresse liée à El Niño avait même réduit le trafic dans le canal de Panama, perturbant les chaînes logistiques mondiales.
Ce qu'il faut retenir
Bien sûr, El Niño n'est pas une certitude que l’on connaisse une crise, c'est un amplificateur de risques. Les stocks mondiaux de blé et de maïs restent solides pour l'instant, et certaines régions comme l'Argentine bénéficient de pluies plus abondantes.
Mais le Fonds Monétaire International estime qu'un épisode typique se traduit par une hausse d'environ 5% des prix alimentaires l'année suivante, et celui-ci n'a rien de typique. Bref, c'est un facteur qu’on ne pas ignorer.
Vincent & Lucas
LA PÉPITE
Le péage qui rapporte

Source : Tradingview, données hebdomadaires.
En résumé : Cet été, vous avez certainement été des millions à payer quelques dizaines d’euros à un péage. Derrière ce geste, il y a une entreprise française au parcours boursier exceptionnel : 3,20€ en 1996 à plus de 113€ actuellement. L'action corrige en ce moment, et se rapproche d'une zone historiquement intéressante.
Les faits :
Vinci exploite 4 400 km d'autoroutes en France et 70 aéroports dans 14 pays. Les bénéfices du premier semestre étaient au-dessus des attentes, les marges progressent, et les tarifs des péages sont indexés sur l'inflation : quand les prix montent, Vinci en profite directement.
L'action a corrigé de 13% depuis son plus haut de février. Elle se paie 12 fois ses bénéfices avec un dividende autour de 4,4%. Pour une entreprise qui détient des actifs irremplaçables sur des contrats long terme, c'est une valorisation raisonnable.
Le prix se rapproche de sa moyenne mobile à 200 semaines. Historiquement, chaque retour sur ce niveau a offert un bon point d'entrée sur le long terme.
Ce qu'il faut retenir : Pas d'IA, ni de buzz, mais des autoroutes et des aéroports, avec des contrats indexés sur l'inflation qui permettent d’augmenter les bénéfices à long terme : Vinci, c’est le genre de valeur qu'on achète quand tout le monde regarde ailleurs, et qu'on garde longtemps.
Lucas
Disclaimer : Ceci n’est pas un conseil en investissement. Investir comporte des risques de perte en capital.
LE QUIZ
Le savez-vous ?
De combien l'action SpaceX a chuté depuis son sommet ? |
Réponse de la semaine dernière : vous étiez seulement 12% à avoir trouvé la bonne réponse la semaine dernière : les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont progressé de +34% au premier semestre 2026.
LE CONCEPT
C'est quoi les 3 états financiers?
Pourquoi c'est important ? Quand une entreprise publie ses résultats, elle ne sort pas un seul chiffre. Elle publie trois documents qui racontent chacun une partie de l'histoire. Les comprendre, même dans les grandes lignes, c'est la base pour analyser n'importe quelle entreprise en Bourse.
En clair :
Le bilan, c'est la photo à un instant T. D'un côté ce que l'entreprise possède (ses usines, sa trésorerie, ses brevets), de l'autre ce qu'elle doit (ses dettes, ses emprunts). La différence entre les deux, ce sont les fonds propres, c'est-à-dire ce qui appartient réellement aux actionnaires.
Le compte de résultat, c'est le film de l'année. Il montre combien l'entreprise a gagné (son chiffre d'affaires), combien elle a dépensé, et ce qu'il reste à la fin (le bénéfice net). C'est de là que vient le fameux bénéfice par action, dont on parlait dans un précédent concept.
Le tableau de flux de trésorerie, c'est la réalité du cash. Une entreprise peut afficher un bénéfice sur le papier tout en manquant de cash pour payer ses factures. Ce tableau montre combien d'argent rentre et sort réellement, et c'est souvent lui qui révèle la vraie santé d'une entreprise.
Ce qu'il faut retenir : Le bilan dit ce que l'entreprise vaut, le compte de résultat dit ce qu'elle gagne, et les flux de trésorerie disent si elle a vraiment l'argent en caisse. Les trois se complètent, et vous devez les analyser ensemble pour avoir la vision la plus claire de l’entreprise.
Lucas
Qu'avez-vous pensé de cette édition ? |
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Disclaimer : Collaborations commerciales avec Auguste Patrimoine et Zonebourse. Tout investissement comporte des risques de perte en capital.
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